
“Une fleur ne fait pas le printemps”Une fleur sur l’étiquette n’est pas garant d’un cosmétique naturel. Quelques allusions vagues sur l’étiquette d’un produit cosmétique, des présentations fleuries ou la présence de quelques huiles essentielles peuvent induire le consommateur indulgent dans l’erreur.
Pour y remédier, pour donner une orientation claire et une garantie en toute transparence aux consommateurs, plusieurs chartes et cahiers de charges tentent à créer des standards univoques.
Depuis février 2001, suite à 4 années de préparation, cette charte propose une définition précise du terme « cosmétique naturel ».
110 laboratoires ont déjà fait certifier près de 3 800 produits sur cette base par un organisme de certification indépendant.
La charte a pris son envol en Allemagne, qui semble être «la patrie des cosmétiques naturels». Son contrôle et l’attribution du logo «cosmétique naturel contrôlé » - est gérée par le BDIH, une association allemande qui regroupe des fabricants de cosmétiques naturels. La source de sa crédibilité réside entre autres dans le petit mot «contrôlé».
Les adhérents du BDIH proviennent en majorité d’Allemagne, mais il y a aussi des laboratoires d’Italie, des Pays Bas, des USA, de la Nouvelle Zélande, de Suède, de Suisse et de Belgique, qui font certifier leurs cosmétiques par le BDIH.
Le contrôle est effectué par IMO, un organisme de certification indépendant, réputé pour ses contrôles en agriculture biologique.
Certification indépendante, produit par produitCet organisme contrôle une fois par an les laboratoires et certifie – produit par produit– la conformité au cahier des charges donné. Car le label « cosmétique naturel contrôlé » n’est pas donné à une marque ou un laboratoire, mais – après vérification – à un produit.
Au moins 60 % des produits d’une marque doivent être certifiés avant que le premier produit puisse porter le logo très recherché du BDIH. Une « certification alibi » est ainsi exclue.
Aujourd’hui ce label est utilisé par une centaine de laboratoires ; 20 % parmi eux ne sont pas d’origine allemande, cela indique clairement la dimension européenne de cette démarche.
Liste positiveLa base du cahier des charges BDIH est une liste « positive» de composants autorisés (environ 690 composants à ce jour sélectionnés parmi les plus de 20 000 composants cosmétiques répertiorés) pour l’élaboration d’un produit cosmétique naturel. Tout ingrédient qui n’est pas présent sur cette liste est automatiquement exclu du processus de certification.
Cette ossature claire et solide est le point fort de la démarche du BDIH, en toute clarté et transparence …
Le cahier de charges du BDIH n’exige pas de pourcentage précis d’ingrédients bio dans un produit fini, mais impose que certains composants de base proviennent obligatoirement de l’agriculture biologique. Cela implique que ces composants soient disponibles en qualité et quantité suffisante.
L’huile de jojoba ou d’olive, l’extrait de calendula ou l’huile essentielle de romarin utilisés dans un produit certifié BDIH sont toujours BIO (issus de l’agriculture biologique), ces composants ne peuvent être utilisés qu’en qualité bio dans un produit BDIH.
La liste des composants obligatoirement bio s’allonge au fur et à mesure que les composants bio deviennent disponibles en quantité et qualité suffisante.
Les laboratoires partenaires de Bleu Vert vont tous bien plus loin que l’exigence de base du BDIH. LOGONA et SANTE indiquent les composants bio utilisés d’un petit astérisque, la liste des composants bio est impressionnante.